LIVRAISON GRATUITE POUR LES COMMANDES DE PLUS DE 39.90 €

a

Saindoux : définition, utilisation, calories et saindoux calabrais

Publié le 10 mai 2023

l

De la part de l'administrateur

Le saindoux est du lard de dos de porc, salé et assaisonné de sel, de poivre et d'herbes : une viande séchée ancestrale, à la fois humble et noble, qui en Calabre devient une pâte à tartiner parfumée qui fond sur du pain chaud. Comme beaucoup d'autres ici, je suis le fils et le petit-fils d'éleveurs de porcs de longue date, et pour nous, le saindoux n'est pas un déchet : c'est l'une des parties qui demande le plus de travail et de patience. Mon grand-père disait que le saindoux s'apprécie particulièrement en hiver, lorsque le froid s'installe dans la cave et que la graisse absorbe lentement le sel, sans précipitation.

Dans cet article, je vous dévoilerai la véritable nature du saindoux : sa fabrication, les différentes variétés, son utilisation en cuisine et comment reconnaître un saindoux de qualité. Pas de théorie théorique : je vous expliquerai ce que j’ai appris sur le terrain, les mains tachées de sel, et comment nous procédons ici, à San Giorgio Albanese, dans la province de Cosenza, avec notre porc noir des Pouilles-Calabrais. Je vous révélerai également les faits moins reluisants : sa teneur en calories, pourquoi il ne faut pas le diaboliser, comment le conserver et dans quels cas il vaut mieux s’en passer.

Qu'est-ce que le saindoux ?

Le saindoux est la couche de graisse sous-cutanée située le long du dos du porc, entre la couenne et la chair. Il ne faut pas le confondre avec le saindoux classique, qui est une graisse raffinée et fondue, ni avec la pancetta, qui associe gras et viande maigre. Le vrai saindoux est une graisse compacte, blanche et ferme, transformée entière en lamelles de quatre à cinq centimètres d'épaisseur.

À l'abattage du porc, la colonne vertébrale est découpée en morceaux rectangulaires. Commence alors le travail : sel, assaisonnement, patience. Toutes les graisses ne se valent pas. Celle d'un porc élevé en semi-liberté, se nourrissant de glands et de châtaignes, est plus ferme et plus parfumée que celle d'un animal élevé en élevage intensif. C'est pourquoi nous utilisons le saindoux du porc noir des Pouilles-Calabrais, une race rustique que nous élevons sur nos collines entre la vallée du Crati et la Sila Greca.

Comment le saindoux est produit

La production de saindoux est simple en principe, mais complexe dans sa mise en œuvre. Elle commence par le salage : les couches de graisse sont recouvertes de gros sel, parfois dans des cuves en marbre ou en pierre, parfois dans des récipients en bois. Le sel extrait l’eau et protège la graisse. On y ajoute ensuite des grains de poivre noir, de l’ail, des feuilles de laurier, du romarin et quelques baies, selon la tradition familiale.

Vient ensuite l'affinage. Le saindoux repose dans une cave fraîche pendant une période allant de trois mois à plus d'un an pour les grosses pièces. La température idéale se situe entre 10 et 14 degrés Celsius, avec une forte humidité. C'est à ce stade que le saindoux se transforme : de graisse crue, il devient souple, translucide et parfumé. Mon père vérifiait la couleur et l'odeur chaque semaine. Un saindoux de qualité n'a jamais un goût rance. S'il sent la peinture ou le renfermé, c'est qu'il y a eu un problème lors du stockage.

La différence entre le saindoux, la pancetta et la pancetta

Trois produits issus du même animal, mais différents. Le saindoux est de la graisse entière, salée et séchée ; il se consomme en tranches ou tartiné. Le lard est de la graisse fondue, filtrée et solidifiée ; il est utilisé en cuisine et pour la confection de pâtes brisées. La pancetta provient de la poitrine, alternant gras et maigre, et possède une saveur particulière. Si vous recherchez de la pancetta calabraise, je vous invite à consulter notre article dédié.

Types de saindoux italien

En Italie, le saindoux se décline sous de multiples formes. La plus célèbre est le Lardo di Colonnata IGP, affiné dans les bassins de marbre des Alpes apuanes en Toscane. On trouve également le Lardo d'Arnad AOP, originaire de la Vallée d'Aoste et affiné avec des herbes de montagne. Ces deux spécialités sont liées à des territoires et des réglementations spécifiques.

Ici, en Calabre, le saindoux a une autre âme. On ne recherche pas la minéralité du marbre, mais la puissance aromatique de notre terroir : piment calabrais, ail, fenouil sauvage. Le saindoux calabrais de Maiale Nero est plus rustique, plus savoureux, souvent relevé et parfois piquant. C’est un saindoux qui évoque le labeur et le soleil du Sud, et non la fraîcheur des Alpes apuanes.

Comment utiliser le saindoux en cuisine

La méthode la plus simple et la plus savoureuse est aussi la plus ancienne : une fine tranche de saindoux sur une bruschetta chaude. La chaleur fait à peine fondre la graisse, qui se transforme en une sauce onctueuse. Un soupçon de poivre suffit. Nous la servons ainsi, avec notre pain maison, et peut-être un filet d’huile d’olive extra vierge Carolea.

Mais le saindoux est aussi un excellent ingrédient culinaire. On l'utilise pour les rôtis, en glissant des lamelles de saindoux dans la viande maigre pour la garder tendre à la cuisson. On le fait fondre à la poêle pour faire sauter les légumes et les légumineuses. On l'arrose sur les pommes de terre au four, les pizzas et les garnitures. Une tranche de saindoux enroulée autour d'une crevette ou d'une datte crée un contraste auquel peu peuvent résister.

Le saindoux se marie à merveille avec nos fromages calabrais : essayez-le avec un Caciocavallo Silano AOP ou une provola fumée. Et si vous aimez les saveurs relevées, une tartine de crème de saindoux et de piment est un classique bien connu ici.

Saindoux et calories : la vérité

Soyons clairs : le saindoux est presque entièrement composé de graisse. Cent grammes de saindoux apportent en moyenne 850 à 900 calories, provenant presque exclusivement des lipides. C’est un aliment très calorique, inutile de tourner autour du pot. Mais il est vrai aussi qu’il est consommé en petites quantités, quelques grammes par tranche, et que la graisse de porc n’est pas entièrement saturée : une part importante est constituée d’acide oléique, comme dans l’huile d’olive.

Le saindoux n'est pas un ennemi, consommé avec modération. C'est un mets de fête, un accompagnement, pas un aliment dont on peut se gaver tous les jours. Mon grand-père en mangeait une fine tranche le dimanche et travaillait la terre du matin au soir. Le problème n'était jamais le saindoux en lui-même, mais la sédentarité et les excès. Comme pour toute bonne chose, la quantité et la qualité sont essentielles.

Comment reconnaître un bon saindoux

On reconnaît un saindoux de qualité à l'œil, à l'odorat et au toucher. Sa couleur doit être blanche ou blanc rosé, jamais jaune foncé et rance. Sa consistance doit être ferme mais souple : à température ambiante, il commence tout juste à s'assouplir. Son odeur doit être fraîche, avec des arômes de maturation, jamais rance ni chimique.

Méfiez-vous du saindoux trop bon marché et d'un blanc trop artificiel : il provient souvent de porcs élevés trop rapidement et affiné trop peu de temps. Un saindoux de qualité est cher, car sa production exige un élevage rigoureux et du temps. Notre saindoux provient de porcs noirs semi-sauvages, est salé à la main et affiné en cave dans le respect des méthodes traditionnelles. À la découpe, il doit fondre presque sous la lame du couteau.

Comment conserver le saindoux

Le saindoux entier, salé et bien assaisonné, se conserve bien dans un endroit frais et sombre. Une fois tranché ou ouvert, il faut le conserver au réfrigérateur, enveloppé dans du papier, de préférence pas sous film plastique hermétique qui favorise la condensation. Il reste excellent consommé dans les semaines qui suivent. On peut aussi le congeler, mais ce n'est généralement pas nécessaire : sa nature salée et grasse en fait déjà un produit de conservation.

Je vais être franc : si le saindoux dégage une forte odeur désagréable ou prend une couleur jaune sur les bords, c’est qu’il est oxydé. Inutile d’insister. Le gras rance est immédiatement reconnaissable et aucune cuisson ne pourra le sauver.

Pourquoi choisir le saindoux Tenute Conforti ?

Depuis plus de cinquante ans, notre famille élève et transforme du porc ici, à San Giorgio Albanese, dans la province de Cosenza, au cœur de la Calabre. Notre saindoux provient du porc noir des Pouilles-Calabrais, labellisé Slow Food, élevé en semi-liberté entre la vallée du Crati et la Sila Greca. Nous le salons à la main, l'assaisonnons de poivre, d'ail et de piment calabrais, puis le laissons mûrir naturellement dans notre cave. Lorsque vous nous appelez ou nous écrivez, mon frère ou moi répondrons personnellement – ​​jamais de centre d'appels. Découvrez notre saindoux et nos autres produits. charcuterie calabraise dans notre boutique, accompagnez-les de nos pain fait maisonle fromages, Les Produits épicé et notre conserves et cornichons.

L'histoire du saindoux dans la cuisine paysanne

Le saindoux était à l'origine un aliment destiné aux pauvres et à la classe ouvrière. Dans la campagne calabraise, les porcs représentaient la richesse de la famille : ils étaient abattus une fois par an, en hiver, et rien n'était gaspillé. L'abondante et précieuse graisse dorsale fournissait l'énergie nécessaire à ceux qui travaillaient la terre du lever au coucher du soleil. Une tranche de saindoux sur du pain constituait le petit-déjeuner de ceux qui allaient biner, car c'était nourrissant, réconfortant et se conservait bien sans réfrigération.

Mon grand-père disait que le cochon entrait à la maison en janvier et en ressortait transformé, tout au long de l'année. Le saindoux servait de graisse de réserve pour assaisonner, frire et parfumer les légumes des champs. On ne gaspillait pas d'huile quand on avait du saindoux. Aujourd'hui, cette pratique ancestrale est devenue une tradition culinaire, mais le principe reste le même : respecter l'animal, utiliser chaque partie et transformer, avec du sel et du temps, ce que la nature nous offre.

Saindoux de porc noir : Notre transformation

Le secret d'un saindoux parfumé commence bien avant la mise en cave, dès l'élevage. Nos porcs noirs des Pouilles et de Calabre sont élevés en semi-liberté, en plein air, et nourris de glands, de châtaignes et de céréales. Il en résulte une graisse plus ferme et plus stable, au profil aromatique incomparable à celui des porcs issus d'élevages industriels. Les lamelles de lard dorsal que nous obtenons sont épaisses, compactes et d'un blanc chaud.

Dans la cave, nous les salons par couches successives, en alternant gros sel, grains de poivre noir, ail local, feuilles de laurier et une généreuse dose de piment calabrais pour la version épicée. Ensuite, patience. Le saindoux repose pendant des mois à 10-14 degrés Celsius, dans un environnement humide, jusqu'à ce que le sel ait fait son œuvre et que la graisse soit devenue translucide et douce. Nous n'utilisons aucun conservateur ajouté, hormis le sel et les herbes : un bon affinage est déjà la meilleure conservation qui soit.

Saindoux et accords : pain, huile et vin

Le saindoux se suffit à lui-même. D'abord, le pain : un pain maison au levain naturel, à la croûte épaisse, réchauffé sur les braises ou sur une plaque chauffante. Ensuite, une tranche de saindoux fondant. Enfin, notre huile d'olive extra vierge Carolea : un filament d'huile crue lie la graisse du saindoux et adoucit son goût salé grâce à ses notes amères et épicées.

Côté vin, impossible de se tromper avec un rouge calabrais structuré comme un Cirò DOC issu du cépage Gaglioppo, ou un Magliocco : leur fraîcheur et leurs tanins désaltèrent le palais. Si vous préférez les bulles, un Metodo Classico bien frais fera tout aussi bien l’affaire. Évitez les vins trop doux et sucrés, car ils deviennent écœurants avec le gras. Une règle apprise en cuisine : le gras a toujours besoin d’un accompagnement qui tranche, jamais d’un accompagnement qui le flatte.

Erreurs à éviter avec le saindoux

La première erreur est de couper le saindoux trop épais. Il est meilleur coupé en tranches très fines, presque transparentes, qui fondent dans la bouche ; coupé épais, il devient lourd et peu appétissant. Pour bien le couper, le couteau doit être bien aiguisé et le saindoux légèrement frais, sorti du réfrigérateur. Il faut ensuite le laisser revenir à température ambiante avant de le servir, sinon il restera dur et sans saveur.

La deuxième erreur est de trop la cuire. Si vous l'utilisez pour aromatiser, faites-la simplement fondre à feu doux : une fois brûlée, elle devient amère et perd tous ses arômes. La troisième erreur est de la conserver dans du film plastique hermétique, ce qui la fait transpirer et accélère le rancissement ; mieux encore, conservez-la dans du film alimentaire, dans un endroit frais du réfrigérateur. Un dernier conseil de quelqu'un qui l'utilise depuis toujours : achetez-en une petite quantité, mais de bonne qualité, et consommez-la lentement. Le saindoux n'est pas un produit que l'on peut stocker en grande quantité ; c'est un plaisir de le savourer en petites tranches, peut-être le dimanche, sur du pain chaud avec un filet d'huile d'olive.

Questions fréquentes sur le saindoux

Qu'est-ce que le saindoux exactement ?

Le saindoux est la couche de graisse située sous la couenne, le long du dos du porc. Il est salé avec du gros sel et des herbes comme le poivre, l'ail et le laurier, puis affiné pendant plusieurs mois dans un endroit frais. Contrairement au lard, qui est de la graisse fondue, le saindoux se consomme entier, en fines tranches ou tartiné. C'est une charcuterie ancestrale issue de la tradition rurale, aujourd'hui appréciée en haute cuisine.

Quelle est la différence entre le saindoux et la pancetta ?

Le saindoux provient du dos du porc et est une graisse compacte, sans viande maigre. La pancetta, quant à elle, provient de la poitrine et se compose de couches alternées de gras et de viande maigre. Le saindoux, une fois tranché, fond presque entièrement sur du pain chaud ; la pancetta a une texture plus ferme et une saveur différente, et est souvent épicée, voire piquante dans sa version calabraise.

Combien de calories contient le saindoux ?

Le saindoux est très calorique : environ 850 à 900 kilocalories pour 100 grammes, provenant presque exclusivement des matières grasses. Il est toutefois important de se rappeler qu'il se consomme en petites quantités, quelques fines tranches suffisent. Une partie de ses matières grasses est de l'acide oléique, le même que celui présent dans l'huile d'olive. C'est un aliment à savourer avec modération, et non un ennemi absolu de votre régime.

Comment utilise-t-on le saindoux en cuisine ?

La version classique consiste à la servir finement sur du pain chaud, où la chaleur la fait fondre en une sauce onctueuse. On l'utilise aussi pour dorer les rôtis, assaisonner les légumineuses et les légumes, garnir les pommes de terre au four et les pizzas, ou encore envelopper des morceaux de viande et de poisson. Elle se marie à merveille avec les fromages affinés et, dans sa version calabraise épicée, avec le piment.

Comment le saindoux est-il conservé ?

Le saindoux entier et affiné doit être conservé dans un endroit frais et sombre. Une fois tranché, il faut le conserver au réfrigérateur, enveloppé dans du papier plutôt que du plastique, et le consommer dans les semaines qui suivent. Il peut être congelé, mais c'est rarement nécessaire, car le salage assure déjà sa conservation. Il ne faut le jeter que s'il dégage une odeur rance ou s'il prend une couleur jaune foncé.

Qu'est-ce que le saindoux calabrais ?

Le saindoux calabrais est la version du sud de l'Italie, élaboré à partir de porcs noirs des Pouilles et de Calabre et aromatisé au piment calabrais, à l'ail et au fenouil sauvage. Plus rustique et savoureux que le Lardo di Colonnata IGP de Toscane, souvent relevé, il incarne l'essence même de la Calabre : le soleil, les collines, l'agriculture semi-sauvage. C'est un accompagnement idéal, parfait sur du pain avec un filet d'huile d'olive extra vierge.

Le saindoux est-il mauvais pour la santé ?

Le saindoux est presque entièrement composé de matières grasses et doit être consommé avec modération. Il n'est pas intrinsèquement nocif s'il est intégré à une alimentation variée. Il contient également de l'acide oléique, un acide gras mono-insaturé. Le problème ne réside pas dans le saindoux lui-même, mais dans sa consommation excessive et la sédentarité. Les personnes ayant des besoins spécifiques en matière de cholestérol ou d'alimentation devraient consulter leur médecin, mais une tranche de temps en temps fait partie d'une alimentation équilibrée.


écrit par admin

Commentaires

Commentaires 0

Related Post

0